Chaque rentrée, la reprise des activités sportives génère un afflux de demandes de certificats médicaux dans les cabinets de médecine générale. Souvent perçu comme une formalité, ce motif de consultation, mobilise pourtant un temps précieux pour les médecins. Or, depuis une évolution législative en 2025, l’obligation de certificat médical pour la pratique sportive a été considérablement allégée. L’objectif : réduire la charge administrative des médecins tout en facilitant l’accès au sport, en particulier pour les mineurs.
Le cas des mineurs en club affilié
La majorité des associations et clubs sportifs français sont rattachés à une fédération. Pour un mineur pratiquant dans un club affilié, le certificat médical n’est plus systématiquement requis. Depuis 2020, il a été remplacé par un questionnaire de santé, le QS-Sport, valable pour une première inscription, un renouvellement de licence ou une participation à une compétition.
Ce questionnaire comporte neuf questions portant sur les antécédents médicaux, les symptômes récents, les blessures éventuelles, les traitements en cours et l’avis médical sur la pratique sportive.
Deux cas de figure se présentent :
- Si toutes les réponses sont négatives → aucun certificat médical n’est nécessaire
- Si au moins une réponse est positive → une consultation médicale est obligatoire pour obtenir un certificat d’aptitude
Pour un mineur pratiquant en dehors d’une structure affiliée à une fédération aucune règle nationale ne s’impose : c’est le club organisateur qui fixe ses propres exigences.
Point important : pour une dispense de cours d’EPS à l’école, un certificat médical reste indispensable. Il doit préciser le caractère total ou partiel de l’inaptitude ainsi que sa durée.
Le cas des majeurs
Pour les adultes, ce sont les fédérations sportives qui déterminent librement si un certificat médical est exigé pour délivrer une licence ou autoriser une compétition, ainsi que la fréquence de renouvellement.
Chaque fédération applique ses propres règles. Pour les connaître, un simulateur en ligne a été mis en place par les services de l’État et un tableau récapitulatif est également disponible en téléchargement.
Les sports à risque : une exception qui persiste
Certaines disciplines conservent une obligation stricte de certificat médical de moins d’un an, en raison des risques qu’elles présentent :
- Plongée subaquatique
- Activités avec arme à feu ou à air comprimé (tir, biathlon)
- Sports avec véhicule terrestre à moteur (hors karting et modélisme radioguidé)
- Disciplines motonautiques (bateau à moteur, aéroglisseur)
- Sports de combat autorisant le KO en compétition
Le certificat médical est alors exigé pour des raisons de sécurité et afin de détecter de potentielles contre-indications. Il sera demandé pour la délivrance ou le renouvellement de la licence ainsi que pour la participation à des compétitions.
Structures non affiliées : la vigilance reste de mise
Que l’on soit mineur ou majeur, toute pratique sportive au sein d’une structure non affiliée à une fédération, c’est notamment le cas des salles de firness, implique de se renseigner directement auprès de l’établissement. Ces structures fixent librement leurs propres exigences en matière de certificat médical.